Jeudi - Retour à l'ère d'édo

samedi 19 février 2011

Jeudi, après être restée cloitrée tout Mercredi j'avais bien envie de sortir, alors croyez moi, ça allait chier.

Comme ça faisait longtemps qu'on voulait le faire et que c'était au moins LE must d'un séjour à Tokyo (non je ne parle pas ENCORE de Purikura) nous sommes allées à L'Edo-Tokyo Museum (ETM). Mais ! Qu'est-ce que c'est l'ETM ? C'est juste le musée consacré à Tokyo depuis la pèriode ou Edo (ancien nom de Tokyo) fut élue capitale (Enfin, plus ou moins clairement) du Japon jusqu'à aujourd'hui. Pourquoi c'est plus cool qu'un musée normal ? Mais merde ! Y'a pleins de repro grandeur nature de batiments, de trucs comme ça ! Il nous falait voir ça !
Donc on part plutôt tôt (on voulait pas revivre le térible traumatisme du musée national et se voir fermer les portes au nez) On arrive devant le batiment et j'avoue que je l'imaginais pas si grand. Il est juste IMMENSE ! En même temps, sept étages, avec des reproductions grandeur nature et tout ce que vous voulez ça fait beaucoup de place. Arrivée devant le machin, j'ai un peu le souffle coupé, ce truc est immense. On s'acquitte du droit d'entrée (600Y si ma mémoire est bonne) et on prends l'escalator (Japon pays number one de l'escalator, je crois que je sais même plus monter un escalier normalement).
J'en profite pour faire une petite parenthèse "Les métiers les plus pourris du monde qui feront toujours que Tokyo ne souffrira pas du chomage" première partie. Parce que devant l'escalator on croise un type, on se dit "Soit il veut voir notre billet d'entrée" on lui montre mais il s'en fout, il regarde même pas, non, lui il tends la main vers l'escalator. Là on comprends que son job c'est "montreur d'escalator" comme si t'était un peu trop con pour pas remarquer l'escalator GEANT à deux pas de toi. Soit, soit, on est plus à ça près au Japon, les jobs inutiles ils connaissent et c'est là qu'ils nous surprennent encore avec juste AU BORD de l'escalator, une fille, en uniforme et tout et tout. On se dit que c'est pour notre billet cette fois, on lui tends et MÊME REACTION ! Elle nous montre juste l'escalator ! Mais je jure qu'on ne pouvait pas faire autre chose que prendre l'escalator là où on se trouvait !!! DEUX MONTREURS D'ESCALATOR A CINQ METRES D'INTERVALE !!! Mais les Japonais sont fous, est-ce qu'ils ont peur qu'il nous prenne une crise de folie qui nous fasse partir en courant les bras en l'air devant le fait de ne pas trouver l'escalator absolument gigantesque et à cinq mètres de nous ? Je sais pas, les Japonais sont un peu flippant quand on y pense. Fin de la parenthèse mais avec Aya on les compte les métiers à la con comme ça, un jour je ferais un article sur les teneurs de pancarte. Vous verrez, c'est absolument inutile et totalement Japonais.
Donc on prends ce fouttu escalator et y'a de belles peintures au murs, ça met dans l'ambiance.
(C'est flou parce que mine de rien, il allait vite ce fourbe d'escalator)

Fanny a l'air con dans l'escalator (OH ! Mais y'avais des gens dérière et j'ai fais la conne ! Si j'avais su !!!)

On choisit d'aller au 7é étage et de redescendre tout doucement. En fait au 7è étage c'est celui des reproductions grandeur nature. On arrive dans une pièce gigantesque, énorme, juste un truc de fou avec à gauche, une reproduction de bar de l'époque de la création d'Edo.
A voir c'est juste over-magique.

Devant nous, la reproduction du pont Nihonbashi qui rejoignait la ville d'Edo, en bois, une structure gigantesque.
(photo prise sur le net) je reste juste con devant le truc.
On passe sur le Nihonbashi et de l'autre coté c'est des reproduction à plus petite échelle de la résidence de je-ne-sais-plus-quel-noble Japonais.
Perso, moi j'ai une maison comme ça, je peux mourir heureuse.




Et une reproduction qu'aya a pas pu prendre en photo de la ville d'edo a ses débuts. C'est vraiment super minutieux et j'en viens à regretter l'ancienne Tokyo. Je sais pas comment l'expliquer mais l'ambiance qui ressors de ces reproductions grandeurs nature où non est vraiment fantastique. J'ai envie de chausser mes getas et d'aller faire un tour dans l'ancienne Tokyo sans regretter les quartiers modernes. Bien sûr que Shibuya, Shinjuku et tout les autres sont fantastiques mais pas autant qu'Edo. Enfin, bref, je me ressaisis et Aya prends des photos.
Un super grand paravent qui représente le village d'Edo. Les japonais se foutent de la perspective, un truc de fou.

Une armure superoverclasse

Sa copine, que si tu te prends un coup de casque, ça fait pas du bien

On se décide à descendre au niveau de l'auberge Japonaise et on remarque qu'on peux rentrer dans une maison Japonaise traditionelle.
A l'entrée, comme le veux la tradition, on doit se déchausser. Je n'avais jamais foulé de vrai tatami avec mes chausettes, c'est chose faite et avec Aya on pensait que c'était un peu dur mais en fait c'est agréable.

Il y a des pièces entierrement meublée dans le style simple et épuré Japonais.

"Bonjour, je m'appelle Fanny et je mange des enfants !"

"Bonjour je m'appelle Aya et je suis plus blanche que mon écharpe"

Aya voulait prendre en photo le cadre dérière moi.

Un petit autel au sein de la maison.

On ressors et on vois un pavillon de style occidental. Eh oui, le Général (était-il seulement général ?) Américain Perry invite (force) les Japonais à s'ouvrir au monde et l'engouement pour l'occident atteint alors son paroxisme, on peux retrouver des esquisses Ukiyo-e de jeunes femmes japonaises habillée à la mode de l'occident. C'est la révolution industrielle au Japon !!! (Et on en profite de l'occasion pour prendre de vrai photos de touriste dans les Rickshaws)
Les grosses bottes et le pull dalmatien son top raccord avec l'histoire du Japon

J'ai même reussi à forcer Aya !

On rentre dans le pavillon et dedans encore pleins de reproductions de Tokyo sous la révolution industrielle.
Ginza sous la révolution industrielle. Quand on voit ce à quoi ça ressemble maintenant.

Aya est toute contente, dans la reproduction elle voit que deux personnes sont en train de se battre !

Une reproduction sous nos pieds d'un château au Japon. Dans cette image se cache une couillonne. Saurez vous la retrouver ?

On ressors et on admire avec une joie non dissimulée tout les petits objets du quotidien des Japonais à cette époque. Et puis vient la guerre et ses reproductions fidèles.
L'intérieur d'une maison Japonaise sous la 2nde guerre mondiale, les fenêtres baricadées...

Des patins à glace-getas !!! Si c'est pas la classe ça ! (Les Getas sont les Tongs traditionelles Japonaises portées avec les Kimonos)

Aya prends des photos des transistors pour mon Papa

Encore les transistors.

Finalement on a fini les expositions et c'était vraiment génial. C'est une époque qu'on a pas trop tendance à étudier du Japon. On étudie surtout le Japon traditionel ou l'actuel mais rarement le basculement entre les deux. Là c'était juste très amusant, bien fait, passionant, je le recommande à quiconque va faire un voyage à Tokyo.
On passe par la boutique de souvenirs où j'en achète pour quelques personnes de ma famille. Au rez de chaussée, il y a une exposition temporaire sur Go (l'épouse de Tokugawa Hidetada) (alors qu'à la TV passe un drama sur sa vie avec... SETO KOJIIIIII, bon, ok j'avais promis pas de Fangirlisme) mais l'exposition était chère et il était tard. Alors on est ressorties et on décidât d'aller manger... OKONOMIYAKI !

What is Okonomiyaki ?
On l'appelle "Pancake Japonais" ou encore "Omelette Japonaise" mais en fait on dirait un mélange des deux. Imaginez une plaque chauffante, dessus, versez y un mélange d'oeuf et de farine, et puis rapidement, mettez dessus des légumes coupés fins (Chou, carottes etc) puis rajoutez de la viande ou des fruits de mer. Quand le tout est bien cuit, recouvrez de sauce Okonomiyaki, et, ô comble de l'écoeurement, de la MAYONAISE ! Oui, rien que ça.
Miam hein ?
Eh bien aussi étrange que cela puisse paraitre, avec Aya, ça nous donnait trop envie. On avait trouvé sur internet une adresse d'Okonomiyaki à volonté, à faire soi même sur sa propre plaque pour seulement 2000Y en plein Ginza. Donc direction Ginza.

Ginza, c'est le quartier chic, très chic, là bas, toutes les marques ont leur enseigne, que dis-je, leurs BUILDINGS ! Saviez vous que Ginza détient le record du mètre carré le plus cher du monde ? Donc autant dire que si vous heritez d'un appart à Ginza, embrassez le sol et remerciez la terre. Là bas tout le monde est chic mais je sais pas, je me sens pas comme à Omotesando comme un gros ovni. On a un peu de temps donc on s'arrête au Starbucks pour sans aucun doute ma découverte culinaire la plus fantastique depuis mon arrivée au Japon (oui dans un starbucks, la crainte hein ?) J'ai nommé le FRAPPUCINO SAKURA
Photo mal prise par moi, normalement c'était tout rose pâle.
J'en entends déjà me demander "Mais Fanny, qu'est-ce que c'est que cette merveille ?" Replaçons tout ça dans son contexte voulez vous bien. Petite question, qu'est-ce qui excite plus un Japonais que la pluie ou qu'une idol en bikini ? LES SAKURA !!!! Je vois déjà les non-japonophiles dans le fond râler, mais qu'est-ce qu'un Sakura. Ce n'est ni plus ni moins qu'une fleur de cerisier.
Avouez quand même que ça le fait !

Au printemps, pendant un laps de temps très précis, pendant un jour, tout les Japonais se retrouvent en famille, entre amis, ils se ruent tous vers les parcs et pique niquent en regardant les cerisier fleurir. On appelle ça l'Hanami (Hana = fleur). Et c'est vachement sérieux ici au Japon or, depuis quelques jours les dates de floraison des Cerisiers viennent de tomber donc tout le pays était en émoi. Starbucks se devait de suivre le mouvement et depuis quelque jours on pouvait gouter des Frappucino au Sakura, des thés au Sakura ou encore des cafés au Sakura. Comme j'avais soif et une folle envie d'en savoir plus sur ce gout bizarre j'ai comandé un frappucino, sorte de Milk shake sans lait. Déjà on me tends un verre rose pâle avec le milk shake au sakura, une couche de crême chantilly au Sakura et dessus des copeaux de chocolat blanc au Sakura. J'avoue que je me suis dis que si j'aimais pas le Sakura j'étais dans la grosse merde. Mais je suis courageuse et j'ai gouté.

...
...
OMG ! C'était juste délicieux ! Plus sucré et doux que le gout de la cerise, fin, délicieux, juste délicieux. Je sens que Starbucks va entendre parler de moi, bientot ils apprenront le nom de leur meilleur cliente ! J'en veux encore ! La prochaine fois j'essaierais le Latte sakura ! Toi, si tu habite au Japon, va gouter ça tout de suite ! C'est délicieux ! Aya était du même avis que moi.

Mais comme le Sakura est éphémère nous dûmes nous en aller direction Okonomiyaki. On cherche longtemps dans Ginza et on vois pleins de trucs français ou italiens, on oublierais presqu'on est au Japon. Finalement on tombe sur le restau mais c'est tellement chic qu'on doute que les Okonomiyaki à volontés soient à seulement 2000Y, on a peur de tester alors on rentre à la maison, on décide cependant de se prendre un bon repas. On passe alors au Sunkus, un autre combini pas loin de chez nous et puis au Seven Eleven.
Mon caissier est "Sourire radieux" je ne sais pas comment l'expliquer. Je lui dépose tout mes articles et sans vraiment comprendre il me fait un énorme sourire. Je souris un peu mais j'ose pas le regarder, il passe mes articles en détaillant à chaque fois les prix de mes articles. Quand il a fini il me dit le prix, je dépose le billet devant moi et il emballe mes achats (au japon on emballe vos articles) puis il finit avec un air satisfait et me regarde avec un grand sourire. Je comprends qu'il attends le billet et qu'il l'a pas vu, je lui montre en lui disant "Sumimasen sumimasen" (désolée) et puis il se met à rire de façon trop mignone avant de me demander pardon à son tour. Je souris en baissant un peu le regard et lui dis "Ii desu" (Ca va, il n'y a pas de mal) Puis il ressourit en me donnant mon  paquet "Arigato gozaimasu !" me dit il (Merci) et je ressors toute rouge, aaaaah il était trop trop mignon. aya de son coté est passée à la caisse de "Mignon blasé" un type mignon mais vraiment pas souriant, elle m'enviait un peu. Attends moi Sourire Radieux ! On se retrouvera ! (C'était l'ydille d'une fille déséspérée et des vendeurs du Combini)
On fini notre soirée en mangeant et en discutant. On trouve un bon plan pour le lendemain, une maison Japonaise à visiter !!!


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