Ueno is Great suivit de « Ouh putain, mon dos »
mardi 8 février 2011
Publié par
Fanny
Samedi, c’était un peu « aaaaaaaaaah on sait plus ou aller » parce que les premiers quartiers s’étaient imposés, maintenant on savait plus quoi faire. Akihabara ? Ikebukuro ? On se tâtait. Et puis fait avouer qu’on était grave flemmarde et que j’avais adoré Ueno, on est reparties là bas avec dans le projet d’aller voir les temples qu’on avait pas vu (on a vu ceux d’Asakusa mais pas ceux d’Ueno) donc on est reparties. Petit passage obligé par le Seven/eleven, j’achète du coca light (NOOOOOOOOON ? Vraiment ?), Un Onigiri Riz cantonais et … DES POCKYYYYY, mais cette fois je prends la deuxième sorte de Pocky du Combini. J’avais pas pigé pourquoi ils étaient de deux couleur différente alors qu’ils étaient tout les deux au chocolat. Eh bien il faut les ouvrir pour le savoir. Y’en a un qui est fin, et un qui est épais. J’ai préféré l’épais parce que la couche de chocolat est juste super hallucinante ! C’était délicieux, mais ne vous inquiétez pas, j’en ramènerais sans faute. Donc, on pars pour Ueno, sauf que, je sais pas trop ce qu’on avait ce jour là, on s’est perdues dans le métro, alors qu’on avait fait le même trajet la veille !!! En plus, on passe cent cinquante mille fois devant les Pubs d’Arashi, même Ohno commence à me sortir par les yeux alors que c’est le plus mignon !!!
Finalement, on arrive à Ueno, et il y règne une ambiance bien différente de la veille, pas de petits lycéens, pas de jeunes célibataires. Que des couples avec enfant et des vieux, comme dans les parcs en France le dimanche, d’ailleurs, j’étais persuadée d’être dimanche. On s’arrête vite fait pour manger nos victuailles
Le dérière des Pocky, pas kitsch du tout ou on t'apprends des bricolages trop cools à faire avec tes Pockys
Le dessous de la boite de pocky, ils ont poussé le vice jusqu'a faire des encoches en coeur !
La trèèèès grosse canette d'Aya
(On se partage les Pockys et Aya s’est acheté un onigiri de riz blanc tout simple) et touuut les gens nous regardent avec un air gentil. Ca choque un peu au Japon quand on est habituées à se faire regarder louche dans le métro. Un couple nous salue avec un grand sourire parce qu’Aya arrêtait pas de loucher sur le gamin et un petit vieux nous laisse caresser son (gros) chien avec un grand sourire. Ce genre de moment ça fait du bien quand tu te sens pas forcément à ta place dans une société, te rendre compte qu’en fait c’est pas si terrible. Mais en fait, je sais pas pourquoi, mais j’ai l’impression qu’on nous regarde de moins en moins de travers. Est-ce parce qu’on a prit le pli ? Parce qu’on est plus discrètes ou parce qu’on est habituées ? Je sais pas vraiment… Mais c’est plus agréable.
On décide finalement de visiter un peu Ueno. On reçoit un mail du Manager de la Guest, vous vous rappellez, Shôta, celui qui nous avait acceuillit. Il nous renseigne sur quoi faire avec une lettre qu'on avait reçue pour l'occupante précédente, du coup, on lui avait envoyé un mail pour savoir et à Ueno, il nous réponds ! Très gentil il nous demande ce qu'on fait, si on s'en sort bien et réponds d'un petit "Best regards" et surtout d'un "Shôta" (C'est très rare au Japon de donner son prénom et non son nom, ça indique un degrès de familiarité, donc Shôta est son prénom et Kusano son nom de famille) On glousse comme deux débiles avant de lui renvoyer un mail, rougissant.
(Le fameux mail renvoyé "Tout va bien, nous visitons le parc d'Ueno, nous mettrons la lettre dans le casier à chaussure ce soir. Merci" Avec une petite étoile, sérieux, c'est pas super mignon ?
Après notre instant "jeunes filles effarouchées" on tombe sur un grand édifice, en fait, c’est le Musée National de Tokyo.
Prise d’un grand élan d’envie de voir un musée, je convainc Aya d’abandonner les temples au profit du musée. On s’acquitte du droit de passage (600Y tout de même) et on rentre.
Ne regardez pas la tête que je fais > <
On va d’abord dans le pavillon des antiquités avec les antiquités Coréennes dans une salle (un peu pauvre malheureusement), les mésopotamiennes dans une autre et les chinoises dans la dernière.
(Dans les musées Japonais on a le droit de prendre des photos)
Un "Money tree" dans la salle chinoise, c'était juste trop beau
Aya voit des poulet partout (genre « Oh ! Tu trouve pas qu’on dirait un poulet ? » alors que c’est un aigle ou un tigre quoi) selon moi, elle a envie de se bâfrer un KFC mais après, c’est peut être parce que moi aussi. On va dans le deuxième pavillon, celui de l’antiquité Japonaise ou on fait la rencontre des « Dancing Haniwa », soit mon gros coup de cœur de la journée. Un Haniwa c’est euh… Une sorte de sculpture tombale qui peut ressembler à tout (Chien, humain) et n’importe quoi (Forme bizarre, maison, pierre). C’est en terre cuite et ça se posait sur les tombes même si les archéologues n’en savent pas grand-chose puisque, si j’ai bien lu, rien ne prouve cette théorie. Et dans tout ce beau monde d’Haniwa on trouve « Dancing Haniwa » avouez quand même qu’il est trop mignon ! Même à cette époque les Japonais avaient un goût presque malsain et déviant pour le Kawaii (Mignon). Mais plus sérieusement, y’a pleins d’armures des trucs super bien conservés et des objets de culte de quand le Japonais était purement et simplement animiste. Mais comme des idiotes on fait le trajet inverse (du plus récent au plus vieux) j’avouerais que le plus vieux est moins intéressant, ça ressemble plus à ce qu’on a chez nous en fait. Je me demande comment ça se fait que dans toutes les civilisation il y ait des boucles d’oreilles. Et ce depuis la nuit des temps !! Ca vous viendrait à l’esprit naturellement vous si vous étiez un homme de cette époque là de vous trouver le lobe ? Je me demande d’où ça vient.
Le pavillon des Haniwa
| Le pavillon de Buddha |
Un temple ou sont renfermés des Mantras
La fontaine devant le pavillon de Buddha
Les Jardins qu'on a pas pu visiter
Finalement on quitte le bâtiment et on va dans le troisième pavillon dont j’ai oublié le nom que je renommerait « Le paradis de Botatsu, Kanon, Buddha et tout leurs copains ». Pavillon de la bouddhistanisation (Oui, oui, j’invente) du Japon. Du coup y’a pleeeeeeeeeeeeins de sculptures et de Mantras. Ca fait une drole d’impression, genre « je suis en inde là ? » et quand on voit un Samuraï Buddha on comprend qu’on est encore au cœur de la déviance Japonaise. Dans la salle au milles Kanon (Kanon c’est la déesse Bouddhiste remaniée en Japonais (Vous imaginez bien que « Kanon » c’est pas très très indien) qui apparemment est masculin sauf au Japon en chine et au Tibet, elle incarne la compassion ultime (un truc bien cool en fait)). C’est une salle, remplie de statuettes de Kanon qui ne se ressemblent jamais. Je me rends compte que j’ai Reiketsu Nariseba de Dir en Grey dans la tête, la partie un peu calme et planante. Mon fangirlisme ne me laissera donc jamais en paix ? Même dans des moments de culture comme ceux-ci ?
On ressort et on va dans le pavillon central, celui que j’ai préféré, sur les traditions Japonaises. La première pièce, devinez qui qu’on voit ? BUDDHA ! C’est vrai qu’il nous avait manqué après un musée entier sur lui et tout ses copains. Avec Aya on overdose un peu de Buddha alors on se réfugie dans les pièces suivantes. En fait, dans ces pièces là, y’a plein de trucs beaux. On voit des petites pièces réservées uniquement à l’encens, pleins de trucs vraiment cool, un jeu d’échec Japonais nommé « le jeu de l’encens » que je sais pas comment ça se joue, ou alors pleins de livres manufacturés en Japonais, beaucoup de miroirs superbes et finalement de jolis manteaux qu’on met sur les Kimonos
Des récipients à encens
Le jeu de l'encens... Me demandez pas ce que c'est
Malheureusement, le musée ferme tôt (17heures) et on doit s’arrêter là, en plein milieu, dans le pavillon le plus intéressant. On descend vite dans la boutique de souvenir ou je me retiens de craquer sur un superbe Dancing Haniwa en carte postale (Je regrette de pas l’avoir acheté > <) et ou je prends un souvenir pour un membre de ma famille ! (Mais qui ? Hahahahaha, tout ce que je peux dire c’est que j’ai déjà acheté le souvenir pour ma mère > <)
Adieu musée TT^TT
Finalement on ressort, il fait nuit (la nuit tombe très tôt au Japon) et je propose d’aller au royaume de la peur, du malsain, du dégoût (Non, je ne parle pas d’aller dans un énième magasin de pop) je propose d’aller… A AKIHABARA !!!!!
Là, comme ça, le non Japan-maniac ne comprends pas toute l’intensité de peur et de malsainité qui entoure Akihabara. Parce qu’à première vue, c’est juste le quartier technologique… A première vue seulement parce qu’en fait Akihabara c’est… LE QUARTIER OTAKU (O0O)/
Bon en France on commence à utiliser le mot Otaku un peu à tord et à travers chez les Japan maniac, genre « Oh, j’ai acheté quatre mangas en une seule fois, j’suis trop un otaku LOL » ou « J’ai joué à final fantasy pendant quatre heures sans m’alimenter, quel Otaku je fais LOL ». Ici au Japon, L’Otaku c’est (quasi-toujours) un homme de 25 à 40 ans raté de la vie et qui focalise sur un point. Alors on a les Otaku des animé (gros fans d’animés), les Otaku de Mangas, de jeux videos et plus étrange de Seiyuu (doubleurs d’animés) ou encore de trains. Mais ou ça devient vraiment malsain, c’est à quel point est porté cette passion et à quel point elle tourne toujours vers le gros pervers sexuel. Aya a croisé dans les rues par exemple un gros traversin avec dessus, en taille réelle le personnage (féminin, a gros seins bien sur) d’un animé, je suis la seule à trouver ça malsain avec Aya ? Ou encore quand on marche dans la rue, on se fait accoster tout les trois pas (c’est même pas exagéré, c’est ça le pire) des jeunes filles habillées en soubrettes qui proposent des réductions pour des Maid cafés (j’avais déjà parlé des maid cafés, des cafés dans lesquels on paie des sommes astronomiques pour avoir une boisson médiocre servie par une soubrette qui vous parle comme dans un film porno Japonais « Le maitre a tout ce qui lui faut ? » « Voilà la boisson du maitre » on peux même leur demander de s’accroupir devant soi etc etc.) avec une voix absolument niaise, je pensais que c’était qu’un mythe, ben non. Tout dans ce quartier respire le malsain, et pourtant, comme on est un peu maso sur les bords on y va. Ben croyez moi. J’ai rarement vu un truc aussi malsain aussi tape à l’œil. Partout des idols (Rappelez vous j’en avais parlé y’a pas longtemps) a moitié dénudées nous font de l’œil sur les clips sur les immeubles, une maid donne un flyers à Aya qui comprends pas, le prends, avance quelques pas, regarde le papier et réalise en criant l’horreur du moment. BEURK ! Juste beurk quoi. On visite un peu, monte dans un magasin de Duty free pour regarder, on reste une bonne heure à fantasmer sur les portables japonais trop beaux (Ici on dit Keitai) et au dernier étage de l’immeuble, on trouve un magasin à Otaku, que des CDs de Pop, d’idols, des dvds de concerts etc etc, bon dieu que c’est malsain, on redescend aussi vite.
Yaya dans un petit bout d'Akibahara
En fait je crois qu’Akihabara, c’est un très bon moyen de se sentir mieux dans sa peau. Quand on ressort de là on se dit « Mais en fait, je suis normale !!! » Finalement, on se décide a aller manger au Macdo Japonais (on nous l’avait recommandé et en plus on avait des réducs données par un beau mec dans la rue il y a quelques jours) on prends un « Idaho burger » chacune et on monte à l’étage. 1ére constatation, au Japon, on fume dans les macdo, deuxième constatation, à Akihabara, dans le macdo y’a que des Otakus et finalement on s’assied près d’un beau mec, le seul du restau quoi. Le sandwich ressemble à celui de l’emballage !!!!
Et il est diablement bon ! Une tranche de pain, sauce ketchup/barbecue (au japon la frontière est mince), steak, sauce, galette de patate (les Japonais aiment les galettes de patate), sauce blanche et sauce barbecue, rondelles d’oignons fraiches et pain. Juste un putain de délice quoi. J’en aurais mangé une tonne et pourtant ils étaient gros. Aya trouve que les frites sont meilleures qu’au Macdo français, je vois pas la différence, le coca est tout aussi coupé qu’en France.
On y reste une heure ou deux à blablater et on repars. On arrive à l’appart à minuit passé, on parle encore en mangeant des pockys, on se couche bienheureuses.
Le lendemain, je ferais court, On se lève et on réalise que Le SHOXX showcase machin truc est le lendemain et qu’on pourra pas aider Kizuko à faire le déménagement comme promis. Alors, on lui dit que si elle veut on le fait le jour même. Elle est d’accord. Donc on pars chez elle. Je tiens à précisé qu’elle nous avait dit qu’elle habitait entre Ueno et Nipori, soit presque en plein centre de Tokyo. Mais quand on arrive sur le quai de la gare… On se croirait au fin fond du Japon, après vérification, elle habite bien plus haut que Nipori. Dans le trou du cul de Tokyo. Boooooon, on la retrouve elle nous emmène à son appart qui soit dit en passant est vachement joli, sa chambre fait vraiment traditionnelle. Elle fait ses valises vite fait, laisse ses clefs à sa colocataire et c’est partit mon Kiki. On doit aller de au dessus de Nipori à bien 45 minutes de Shibuya (soit à l’autre bout de tokyo), en métro, avec pleins de sacs dans les mains pour moi et une valise chacune pour Yaya et Kizuko. Soit, on se perds à moitié, je suis fatiguée (alors que j’ai rien fait hein, j’aurais peut être du manger un peu plus) et après bien 2 heures de trajet on arrive à son nouvel appart qui ressemble comme deux gouttes d’eau à une chambre d’un hôtel au rabais type première classe. Elle nous montre vite fait ses posters de popeux, je les trouve tous pas beaux. Ils ont tous le même nez moche !!! Je sais pas, un nez pour moi ça compte vachement, ça doit être fin et légèrement bosselé comme celui de Saga ou celui de son sosie, Bansaku. Enfin bref, on discute du prix de ses places de concert, 150 euros la place… Et je vous jure que c’est parmi les moins chères des popeux, Selon Aya on en trouve facilement à 800 euros !!!! Enfin bref, on repars chercher les dernières affaires. Je sais pas ce que j’ai-je suis fatiguée et énervée, alors je bougonne un peu, finalement après pas mal de voyage encore, on se retrouve à son appart, je suis chargée de porter la table et on reeeeeeeeeepars vers l’ancien appart. Il fait nuit et je suis crevée. J’en ai marre, heureusement qu’Aya est là sinon j’aurais surement fondu un cable. On finit par arriver à 22heures chez elle pour déposer les dernières affaires. On est tellement crevées qu’on rentre tout de suite. J’offre le manger à Aya, ce sera Gyozas, dangos, pain de mie et pockys. On a testé le pain de mie Japonais. Ben dans un gros paquet de pain de mie, y’a 6 tranches. Je vous laisse imaginer l’épaisseur du truc. Ben en fait, c’est super bon, ça a du gout, c’est hyper moelleux et vraiment délicieux. Aya a gardé la confiture de l’avion, elle en mettra dessus le lendemain.
Repas copieux du soir
Dangos à moitié mangés
Yaya qui mange le pain le lendemain matin
Journée crevante et un peu blasante, en plus, Aya en a eut pour 25 euros de métro quoi, quand on sait que son budget est super serré… Moi ça va a peu près parce que j’ai pas acheté grand-chose et que j’ai encore beaucoup de monnaie mais bon, pauvre Yaya.
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